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Pierre WEINMANN, service de Médecine Nucléaire &.Biophysique, CHU Avicenne
Létude PIOPED, publiée en 1990, a montré que la scintigraphie pulmonaire napportait de réponse pertinente (présence ou absence dembolie pulmonaire) que dans moins dun quart des cas
Le nombre très important de ces scintigraphies dites non contributives, ainsi que lessor de langio-scanner, explique que lon puisse être légitimement inquiet quant à lavenir de la scintigraphie pulmonaire.
La tomoscintigraphie pulmonaire (ventilation et perfusion) nest pas une technique nouvelle, mais na pas fait cependant, à ce jour, lobjet détudes cliniques sérieuses.
La littérature montre néanmoins, à partir de modèles de fantômes, que la tomoscintigraphie pulmonaire permettrait daugmenter la sensibilité de détection des emboles pulmonaires.
Nous avons donc entrepris une étude prospective comparant les performances de la scintigraphie pulmonaire en modes planaire et tomographique.
Nos premiers résultats montrent dune part que la tomoscintigraphie pulmonaire permet daugmenter la sensibilité de détection des petits défauts de perfusion mais dautre part, et surtout, que la qualité de limagerie obtenue permettait délaborer une nouvelle séméiologie dinterprétation des hypofixations observées.
Lutilisation conjointe de la tomoscintigraphie pulmonaire et de nouveaux critères établis en sinspirant des anomalies radiologiques observées au cours des différentes pathologies pulmonaires, nous a permis de pratiquement faire disparaître la catégorie des scintigraphies pulmonaires dites indéterminées.
Létude actuellement en cours devrait préciser, et probablement confirmer, la place primordiale que devrait occuper la tomoscintigraphie pulmonaire dans larbre diagnostique de lembolie pulmonaire aiguë.
Référence :
John S. Magnussen et al.
Single-photon emission tomography of a computerised model of pulmonary embolism.
Eur J Nucl Med, 1999, 26 : 1430-1438.