Retour sommaire Journée de Pathologie Thoracique 2002

RESULTATS DES TRANSPLANTATIONS CARDIO PULMONAIRES ET PULMONAIRES POUR HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE POST EMBOLIQUE

A. CHAPELIER, F. LE ROY LADURIE, J. CERRINA, Ph. DARTEVELLE

Service de Chirurgie Thoracique, Vasculaire et Transplantation Cardio-Pulmonaire
Centre Chirurgical Marie Lannelongue

 

Patients.

De juin 1986 à février 2002, parmi 206 transplantations cardio pulmonaires et pulmonaires, 119 ont été faites pour hypertension artérielle pulmonaire (58 %) ; au sein de ce groupe d’indication vasculaire, 17 patients ont été transplantés pour une hypertension artérielle pulmonaire post embolique.

Tous les patients (6 femmes, 11 hommes) d’âge moyen 40 ans (27-59) étaient en classe III ou IV NYHA avec des critères de gravité hémodynamique (IC < à 2,2 l/mn/m_, RPT > 20 UI/m_, POD > à 10 mmHg). Depuis 1996, la transplantation a été indiquée dans les formes jugées inaccessibles à une endartériectomie pulmonaire (n=8) ou après échec de celle-ci (n=1). Une transplantation cardio pulmonaire a été faite 10 fois, une transplantation bipulmonaire 7 fois (en bloc n=4, séquentielle n=3).

ll faut souligner les difficultés chirurgicales fréquemment rencontrées dans ce cadre étiologique, liées aux adhérences pleurales hypervascularisées et à l’importance de la circulation systémique bronchique et médiastinale.

 

Résultats.

La mortalité précoce hospitalière a été de 18 %, due à un œdème pulmonaire majeur 1 fois et à une défaillance multi viscérale 2 fois.

Une reprise chirurgicale pour hémorragie a été faite dans un cas et un patient a présenté après TBP un pyothorax en rapport avec une fistule oeso pleurale d’évolution favorable après mise à plat chirurgicale.

Des complications anastomotiques bronchiques sont survenues dans 4 cas de TBP, alors qu’aucune complication trachéale n’a été observée après TCP.

Quatre patients ont développé une bronchiolite oblitérante (3 TBP, 1 TCP) qui a conduit au décès 2 fois.

Aucun cas de coronarite sévère n’a été observé après TCP.

La survie globale est de 56 % à 5 ans, et deux patients sont vivants à plus de 10 ans après la transplantation. Un cas de lymphome est survenu à distance.

 

Conclusion.

La TCP est la technique la plus sûre de transplantation pour HTAP post embolique. La TBP expose à un risque accru de complications anastomotiques bronchiques.